Mercredi 27 décembre 2006
Bien, autant le dire : je n'avais pas aimé 'Le combat ordinaire'. Je n'accrochais pas, le dessin, le style, l'état d'esprit (celui de la BD autant que le mien à cette époque). Bref, je me demandais pourquoi cette attribution du grand prix d'angoulème (c'est bien le grand prix ?).
Donc, quand j'ai vu les 4 tomes dans les petits souliers, j'ai un peu tiqué. Ok, Larcenet est à la mode, branché chez les bobos, mais avec le souvenir du 'combat ordinaire', je me suis dit : bof.
Mais je suis quelqu'un de volontaire alors, hop, un bon fauteuil et on attaque.
En fait, je crois que le format des 3 premiers tomes, sous forme de livret formatté à la taille des strips y a fait pour beaucoup.
Un 'gag', ou tranche de vie, sur une demi-page, ça le fait bien. Ca donne du rythme et va à l'essentiel. A ce niveau, Le duo Ferri/Larcenet fonctionne bien.le tandem Ferri /Larcenet fonctionne au poil.
Car soyons francs, le retour à la terre, c'est bien, même très bien. Drôle, poétique, moqueur, triste, parfois décalé, mais toujours intéressant et captivant. Il y a un fil conducteur que l'on veut suivre jusqu'au bout, et les personnages secondaires sont aussi intéressants que les héros.
Certes, sur le fond, ça fait un peu branchouille et cliché : la France profonde, le décalage Paris-province, ...
Après, on adhère ou pas au dessin, mais moi qui suis une bille en dessin, je trouve qu'il faut quand même le faire et plus difficile, c'est un style à part alors c'est rare et l'originalité est remarquable. Alors on se prend parfois à rêver à être ce Manu Larssinet, car quelquepart, il y a un peu de lui en nous, à moins que ce ne soit le contraire.
Il va falloir que je relise le 'combat ordinaire' moi.